P21 020-A • (2 CD)
This double CD features both studio and concert recordings made in the 70s. This is the inaugural volume of the “Cyprien Katsaris Archives”, including among other 19th and 20th century masterpieces, two landmark concertos: Rachmaninov’s Third and Tchaikovsky’s First. These were recorded respectively with the Leipzig Grosses Rundfunkorchester conducted by Horst Neumann and the Orchestre Radio-Symphonique de Lille under Maurice Suzan. Cyprien Katsaris gives expression to his clear affinity with the Slav soul in three of Rachmaninov’s Preludes, a Scriabin Etude and Tchaikovsky’s Song of Autumn. Revel in the scathing humour of Rodion Shchedrine’s Humoresque and the soaring grace of Prokofiev’s Prelude before abandoning yourself to the giddy whirlwind of Cziffra’s unbelievable transcription of The Flight of the Bumble Bee by Rimsky-Korsakov. Here, as again in the Toccata and Precipitato of Prokofiev’s 7th Sonata and the finale to Rachmaninov’s 3rd Piano Concerto, Cyprien Katsaris’ phenomenal virtuosity finds its highest expression. This issue displays the at once personal and audacious nature of his playing, the hallmark of a unique performer. Sometimes – as consistently throughput his career – taking politically incorrect decisions, Cyprien Katsaris remains as exciting a musician as ever.
CD 1
Sergei Rachmaninov (1873-1943)
Concerto for Piano and Orchestra No. 3, op. 30
in D minor • d-Moll • en ré mineur
1 I Allegro ma non tanto
2 II Intermezzo (Adagio)
3 III Finale (alla breve)
Großes Rundfunkorchester Leipzig, Horst Neumann
4 Prelude op. 3, No. 2 in C sharp minor • cis-Moll • en do dièse mineur
5 Prelude op. 23, No. 5 in G minor • g-Moll • en sol mineur
6 Prelude op. 23, No. 4 in D major • D-Dur • en ré majeur
CD 2 • Live Recordings
Pyotr Ilyich Tchaikovsky (1840-1893)
Concerto for Piano and Orchestra No. 1, op. 23
in B flat minor • b-Moll • en si bémol mineur
1 I Andante non troppo e molto maestoso - Allegro con spirito
2 II Andantino semplice - Prestissimo - Tempo
3 III Allegro con fuoco
Orchestre Radio-Symphonique de Lille, Maurice Suzan
4 October, Autumn Song • Oktober, Herbstlied • Octobre, Chant d’automne
(No. 10 from The Seasons • Die Jahreszeiten • Les Saisons op. 37a)
Sergei Prokofiev (1891-1953)
5 Precipitato
(from Sonata No. 7, op. 83 in B flat major • B-Dur • en si bémol majeur)
6 Prelude op. 12, No. 7 in C major • C-Dur • en do majeur
7 Toccata op. 11 in D minor • d-Moll • en ré mineur
Rodion Shchedrin (*1932)
8 Humoresque
Alexander Scriabin (1872-1915)
9 Etude, Alla ballata, op. 8 No. 9 in G sharp minor • gis-Moll • en sol dièse mineur
György Cziffra (1921-1994)
10 Concert Study No. 1 based on “The Flight of the Bumble Bee” by Nikolai Rimsky-Korsakov • Konzertstudie Nr. 1 nach „Der Hummelflug” von Nikolai Rimsky-Korsakow • Etude de concert n° 1 d’après « Le Vol du bourdon » de Nikolaï Rimsky-Korsakov
Reviews
Especially dynamic, to my ears, is his two-CD Russian album (P21 020-A), doubly anchored in a richly varied 1978 performance of the Rachmaninoff Third [...] and an incendiary 1973 performance of the Tchaikovsky First [...]. What to admire most? The vivid conversational give-and-take between the piano and orchestra in the first movement of the Tchaikovsky? The alternation between the honeyed and the acidic in the first movement of the Rachmaninoff? The skittishness at the center of the second movement of the Tchaikovsky? [...] listening to Katsaris in these overly familiar scores gives you a refreshing sense of what he means when he says "each concert should be as if it was the first and the only one." Just as riveting are the short pieces that fill out the set, including among other things a dash through the finale of the Prokofiev Seventh Sonata that will leave you breathless [...], a driving reading of the Prokofiev Toccata, a performance of Rachmaninoff's Prelude op. 23/5 that for sheer trenchancy stands up to any, a huge performance of the famous C-Minor Prelude notable for the way it celebrates the complexities of the inner voices, and – to close things off – a staggering reading of Cziffra's transcription of The Flight of the Bumblebee.
Fanfare (USA)
Dass Katsaris ein Pianist von phänomenaler manueller Begabung ist, ein Künstler, der strukturelle Klarheit stets über emotionale Verfettung stellt, zeigt er auch im Solo-Repertoire, etwa in der diabolisch expandierenden Toccata op. 11 von Prokofjew oder dem berührend schlichten „Oktober" aus Tschaikowskys Jahreszeiten.
Fono Forum (Germany)
[Le Concerto n° 3 de Rachmaninov] est sidérant de clarté et d'articulation, de puissance (les cadences), de vitesse (le finale) [...]. Les préludes, gravés dans d'excellentes conditions à la même époque, présentant eux aussi des choix originaux avec leurs contre-chants sortis de nulle part et leurs spectaculaires effets sonores, sont confondants d'aisance et de naturel. [Concernant le Concerto n° 1 de Tchaïkovski :] En se concentrant sur la partie soliste, on entendra des choses étonnantes dans la ligne, le contrepoint, les traits de virtuosité, le tout enveloppé dans un charme juvénile dont on serait bien en peine de trouver un équivalent contemporain. On retiendra aussi le Vol du bourdon, transcrit par Cziffra où l'élève paraît dépasser le maître (en facilité, en souplesse), et une Toccata de Prokofiev renversante, parmi d'autres pépites à même de ravir les admirateurs de cet extraterrestre du piano.
Diapason (France)
Ce disque nous apporte une preuve irréfutable du talent et du sens musical de l'interprète. [...] le 3e Concerto de Rachmaninov est une totale réussite. Cyprien Katsaris anime la partition d'un feu intérieur qui progressivement embrase le clavier (les cadences) et l'orchestre. On reste pantois devant tant d'assurance digitale mise au service d'une vision non pas hédoniste de l'œuvre, mais tout simplement au service d'un compositeur démoniaque avec ses interprètes.
Pianiste (France)
C'est en 1972 que Katsaris impressionnait son monde au Concours Reine-Elisabeth dans le fameux « Rach3 ». La version publiée ici, enregistrée avec Horst Neumann à la tête de l'Orchestre de la Radio de Leipzig, est de la même veine. Katsaris allège le discours gagnant ainsi en vélocité et en clarté là ou la plupart de ses collègues moins inventifs et à la technique moins sûre, noyant l'harmonie dans la pédale, s'empêtrent dans une guimauve du plus mauvais aloi. La coda du troisième mouvement est à cet égard irrésistible. Dans le [Premier Concerto de] Tchaïkovsky, Katsaris déploie les mêmes qualités de transparence et d'intelligibilité. [...]. Les petites pièces qui complètent le programme montrent elles aussi Katsaris à son meilleur. Sa virtuosité transcendante est totalement confondante dans le finale de la Septième Sonate et la Toccata de Prokofiev. Dans un esprit clairement néo-classique (voire néo-baroque), JAMAIS, au grand jamais, sous d'autres doigts ces pièces n'ont à ce point révélé leur richesse polyphonique, et ce malgré des tempi (dans le Precipitato) d'une vélocité inégalée (rappelons que ces prises sont également des live... Cela dépasse l'entendement). Pour terminer, la démoniaque transcription du Vol du Bourdon par Cziffra qui ferait passer celle de Rachmaninov pour une promenade de santé... devant tant de maestria, chapeau bas !
Musical'Art (France)
Dans le Concerto de Tchaikovsky [...] [Cyprien Katsaris] électrise par une virtuosité et une légèreté sonore qui rend la partie pianistique scintillante. Et l'auditeur n'a vraiment pas de peine à se concentrer sur le piano, tellement ce discours est saisissant aussi bien dans les moments de grande virtuosité que dans la poésie et l'intériorité recueillie des mouvements lents. [...] niveau du pianiste exceptionnel dont les moyens digitaux hors du commun, l'énergie, le rayonnement frénétique procurent à la musique une virtuosité extrêmement fine, svelte et crépitante.
Pizzicato (Luxembourg)
Le résultat est surprenant de vie et de dynamisme, loin de restitutions trop souvent lisses de ce répertoire. La virtuosité phénoménale de Katsaris trouve son expression la plus extrême, notamment dans le final du 3ème concerto de Rachmaninov, dans une interprétation hors normes. « Un individualiste puissant aux doigts étincelants... Il a un profil musical prononcé qui le place dans une catégorie loin au-dessus des représentants banals de l'École normale internationale du piano moderne. » (Schonberg, in « Les Grands Pianistes - de Mozart à aujourd'hui ».) [Katsaris] est un interprète à (re)découvrir pour changer notre lecture de la musique russe.
France catholique (France)
On retrouve la passion extrême de Cyprien Katsaris sans faille mais toujours animée par un dynamisme et un sens poétique très aigu. [...] Une vision passionnante de la grande école russe du Piano.
www.radionotredame.com (France)
Deux CD qui offrent un programme copieux à partir d'enregistrements datant des années 70, où Katsaris servi par sa virtuosité extraordinaire peut faire valoir son affinité avec l'âme slave. [...]. Particulièrement les quatre dernières pièces données sont mises pleinement en valeur par la technique surpuissante et la virtuosité ingénieuse de Katsaris.
[Concernant le Precipitato, 3ème mouvement de la Sonate n° 7, op. 83 :] une version furieuse d'énergie qu'il est donné de découvrir ici.
[Concernant le Vol du Bourdon par Cziffra/Rimsky-Korsakov :] pièce fascinante et difficile, l'exécution présente de Katsaris se fait aussi souple qu'entreprenante !
www.ResMusica.com (France)




