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Robert Schumann has always played a special part in the life of Cyprien Katsaris. The enormous sincerity radiating from his work moves Cyprien profoundly and explains the affinity he feels for Schumann. The passion that attends Cyprien’s approach to the scores created by this great romantic at the tender age of 10 is clearly apparent in the recordings of this CD, taken at various concerts: Papillons (Butterflies) and Blumenstück (Floral piece) at Paris 2 University, Pantheon-Assas (1977), Kinderszenen (Scenes from childhood) in Tokyo (1989), Fantasy in Tallinn (1998) and Arabesque in the “Clara Wieck” Auditorium in Heidelberg (2003).
Papillons, op. 2
1 Introduzione
2 1
3 2 Prestissimo
4 3
5 4 Presto
6 5
7 6
8 7 Semplice
9 8
10 9 Prestissimo
11 10 Vivo
12 11
13 12 Finale
14 Blumenstück, op. 19
15 Arabeske, op. 18
Kinderszenen, op. 15
16 1 Von fremden Ländern und Menschen • From foreign lands and people • Gens et pays étrangers
17 2 Kuriose Geschichte • A curious story • Curieuse histoire
18 3 Hasche-Mann • Catch me • Colin-Maillard
19 4 Bittendes Kind • The child is pleading • L’enfant suppliant
20 5 Glückes genug • Quite happy • Bonheur parfait
21 6 Wichtige Begebenheit • Important event • Un événement important
22 7 Träumerei • Dreaming • Rêverie
23 8 Am Kamin • By the fireside • Au coin du feu
24 9 Ritter vom Steckenpferd • The knight of the rocking-horse • Cavalier sur le cheval de bois
25 10 Fast zu ernst • Almost too serious • Presque trop sérieux
26 11 Fürchtenmachen • Frightening • À faire peur
27 12 Kind im Einschlummern • A child falling asleep • L’enfant s’endort
28 13 Der Dichter spricht • The poet speaks • Le poète parle
Fantasie in C-Dur • C major • ut majeur, op. 17
29 1 Durchaus fantastisch und leidenschaftlich vorzutragen
30 2 Mässig. Durchaus energisch
31 3 Langsam getragen. Durchweg leise zu halten
Reviews
[…] stylish flexibility, combined with imaginative voicing, can be heard on his generous Schumann recital […]. I especially enjoyed his mercurial Papillons, which dances through the work’s vertiginous collection of moods, from the dapper to the dizzy, from the confident to the confidential, without missing a beat. And even those who prefer their Schumann played more straightforwardly may well be taken in by the dreamy lyricism of the last movement of the Fantasy.
Fanfare (USA)
As my personal opinion, Cyprien Katsaris is one of the most valuable artists. Listeners will learn the history of the “Schumann expert” Katsaris through this CD, because he chooses contents from various live recordings from 1977 to 2003. Compared with Papillons in 1977, Kinderszenen and Fantasy (both live in Tokyo, in 1998), for example, are mellow and brilliant. The Arabesque (2003) is just beautiful…
The Record Geijutsu Disc Review (Japan)
Listeners can enjoy clear and light sound. Katsaris keeps a rich tone in the melodies and never makes them heavy or dull. Delightful character of Schumann is profiled against vivid sound…
CD Journal (Japan)
Cyprien Katsaris est un des rares pianistes que l’on pourrait comparer à Vladimir Horowitz pour son art des phrasés originaux, voire alambiqués, servis par une articulation superlative […]. Cette sélection de cinq œuvres enregistrées en concert à des dates variées rend justice à l’art de ce grand pianiste. Dans les Papillons, les Scènes d’enfant ou le Blumenstück, il manifeste une merveilleuse délicatesse de jeu, des raffinements de sonorité (la lumière des lignes chantées, les effets de cloche du Finale des Papillons), une légèreté pétillante (voyez le Prestissimo plage 10), une poésie rêveuse, qui font passer ces quelques minutes comme un songe coloré. Certains pourront lui reprocher de donner dans le mignard, et préférer la noble rudesse d’un Arrau (Philips), mais ceux qui ne craignent pas un brin de sentimentalité avoueront que l’on peut difficilement trouver version plus ravissante de ces pages, ni caractérisation plus évidente des Scènes d’enfant, à l’instar de ce Glückes genug tout gonflé de bonheur… […].
De la grande Fantaisie op. 17, Katsaris nous offre une lecture allante et tendue, toujours habitée, passionnée et même échevelée, et en même temps assez précise et fouillée, révélant maints détails, agrémentée de jolies nuances de couleur et d’éclairage. Il pourrait venir concurrencer les rares versions satisfaisantes de ce chef-d’œuvre exigeant (Freire-Alphée, Argerich-EMI, Lortie-Chandos, Arrau-Philips, Fiorentino-APR) […]. […] ce disque d’une tenue exemplaire devrait notamment combler ceux qui apprécient l’authenticité et la tension du live.
Classica-Répertoire (France)
On le savait : Cyprien Katsaris est un des très grands interprètes des œuvres de Robert Schumann dont il sait si bien mettre en scène les petits tableaux qui les composent. En vrai poète, il a cette âme romantique qui seule peut faire parler Schumann. En vrai artiste il sait incarner Schumann.
C’est donc pour notre plus grand plaisir qu’il a rassemblé sur ce premier disque d’une série dont nous espérons qu’elle sera longue, 31 de ces miniatures qu’il adore et adore jouer. Les masques que Schumann a rassemblés dans son Opus 2 sont d’une autre veine que les lignes de Jean Paul Richter qui les ont inspirés. Fort d’une sensibilité littéraire savante, Cyprien Katsaris les met et les échange avec délicatesse, sinon avec un plaisir malicieux et tout en chantant avec un souci esthétique constant. On ne cherchera point, dans le Schumann de Katsaris ni la force sonore, ni les accents raboteux.
La phrase dans « Am Kamin » est peut-être le meilleur exemple pour pleinement mesurer la justesse de ton dont le pianiste fait preuve dans les Kinderszenen. Il respecte totalement cette simplicité d’expression que le compositeur a réclamée ‘expressis verbis’ et que la grande majorité des interprètes ne trouve guère, spécialement dans « Am Kamin » qu’on a si souvent entendu d’une façon sublime peut-être ou méditative, mais foncièrement fausse.
C’est la retenue également qui caractérise la Phantasie en ut, merveilleusement rendue dans une lecture qui privilégie la ligne musicale partout, même dans le pianissimo. Aussi le chant du troisième mouvement de la Phantasie devient-il véritablement apollinien.
Pizzicato (Luxembourg)
Dans Schumann, il montre sa capacité à appréhender les arabesques, les sautes d’humeur, les climats contrastés […].
Le Monde de la Musique (France)




