P21 029-A
This issue affords an opportunity to hear Cyprien Katsaris performing in the 1970 International Tchaikovsky Competition. Created in 1958 during the Cold War, this prestigious concours was seen as the embodiment of the cultural superiority of the
First Round • Erste Runde • Première Éliminatoire
Frédéric Chopin (1810-1849)
1 Étude op. 25 n° 10 en si mineur • B Minor • h-Moll
Franz Liszt (1811-1886)
2 Étude d’exécution transcendante S. 139 n° 5, Feux Follets (Irrlichter)
Sergei Rachmaninov (1873-1943)
3 Étude-Tableau op. 39 n° 1 en ut mineur • C minor • c-Moll
Pyotr Ilyich Tchaikovsky (1840-1893)
4 October, Autumn Song • Oktober, Herbstlied • Octobre, Chant d’automne
(no. 10 from The Seasons • Die Jahreszeiten • Les Saisons op. 37a)
Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Präludium und Fuge cis-Moll • C Sharp Minor • ut dièse mineur • BWV 849
(Das Wohltemperierte Klavier, Buch I Nr. 4 • The Well-tempered Clavier, Book I no. 4 • Le Clavier bien tempéré, Livre I n° 4)
5 Prelude
6 Fugue
Joseph Haydn (1732-1809)
Sonata no. 48 in C Major • C-Dur • ut majeur • Hob. XVI.35
7 Allegro con brio
8 Adagio
9 Finale
Second Round • Zweite Runde • Deuxième Éliminatoire
Dimitri Shostakovich (1906-1975)
Prelude and Fugue, op. 87 no. 24 in D Minor • d-Moll • ré mineur
10 Prelude
11 Fugue
Pyotr Ilyich Tchaikovsky (1840-1893)
12 Doumka op. 59
Jaan Rääts (born 1932)
13 Toccata
Reviews
The opening Chopin Study in B minor and Liszt’s “Feux follets” receive performances that can only be described as hectic driven by a high a nervous energy and intense excitement ideally suited to the frenetic atmosphere generated by the occasion. Rachmaninoff’s Étude-tableau is similarly characterised by playing of heroic proportions, with first-rate keyboard facility and a sparing use of pedal giving an impression of relentless virtuosity.
In Tchaikovsky’s “Autumn Song” Katsaris demonstrates that he is more than just geared to keyboard pyrotechnics. He conjures a mood of poignant introspection and wistfulness in a finely judged rendition that is both ruminative and deeply felt. […]. Haydn’s C major Sonata has the virtues of clarity and directness: the opening movement is dispatched with vigour and the Adagio is infused with vision and understanding. The finale abounds in quirky good humour.
International Piano (United Kingdom)
[…] this is agile and often thrilling playing that […] should keep a strong grip on your attention. The furious, highly accented outer sections of the Chopin, the keen edge of the Liszt (played at a furious pace), the heart-on-the-sleeve “October”: […] the enthusiasm is contagious, as is the technical facility. [Katsaris] carries you along through sheer conviction.
[The interpretations] are elegant, tactful, and consistently less acidic than many period-instrument accounts, but they never condescend to the music. What’s more striking here – even more than on the solo concertos – is the conversational interplay: I don’t know how this sounded in the hall, but on these sharply focused CDs, the spiffy back and fourth among the artists provides consistent pleasure.
Fanfare (USA)
Son style et son audace font de lui la mascotte du public et de la presse […]. Cyprien Katsaris n’a pas à rougir de ce qu’était son jeu à l’époque, déjà pétillant d’intelligence dans le grand Prélude et Fugue en ut dièse mineur du Clavier bien tempéré, d’une aisance stupéfiante dans l’Étude pour les octaves de Chopin ou les Feux-Follets de Liszt – qui doivent beaucoup à Cziffra. […] on reste bluffé par tant de facilités, et par une sensation presque palpable de générosité musicale […].
Diapason (France)
Âgé de 19 ans en 1970, encore largement inexpérimenté, [Cyprien Katsaris] se révèle impressionnant de témérité dans l’Étude en octaves de Chopin, face à des juges présidés par Emil Guilels. Ses Feux follets étincellent d’un mécanisme brillant qui contraste avec les couleurs fauves d’une Étude-Tableau passionnée (Rachmaninov), prise au fond du clavier comme le Prélude et fugue en ré mineur de Chostakovitch. L’élève d’Aline van Barentzen se montre parfait de style, de droiture et de goût dans Haydn, souverain dans la conduite polyphonique de Bach (BWV 849), mais nous le jugeons plus touchant dans les pièces de Tchaïkovski.
Pianiste (France)
Toutes les interprétations que nous entendons ici sont habitées par un extraordinaire feu intérieur, et, techniquement, elles sont d’un très haut niveau.
Pizzicato (Luxembourg)
Anfang Juni 1970 in Moskau. Beim Tschaikowsky-Wettbewerb geht ein 19-jähriger Pianist ins Rennen, der noch nie an einer internationalen Ausscheidung teilnahm. Dieser junge Mann, Cyprien Katsaris, überrascht die Jury durch seinen Wagemut. Den ersten Durchgang, in dem jeder Kandidat einer der Präludien und Fugen aus dem „Wohltemperierten Klavier“, eine Mozart- oder Haydn-Sonate, je eine Etüde von Chopin, Liszt und Rachmaninow sowie ein Stück aus Tschaikowskys „Jahreszeiten“-Zyklus spielen muss, beginnt er nicht, wie angekündigt, mit Bach. Vielmehr stürzt sich der Wettbewerbsneuling lächelnd sogleich in eines der schwierigsten Stücke, Chopins Etüde op. 25 Nr. 10 in h-Moll. Dabei bewältigt er die gefürchteten Oktavenparallelen in beiden Händen mit so feurigem Temperament, dass das Moskauer Publikum stürmisch applaudiert. Nicht weniger souverän spielt er danach die irrwitzig schwere Liszt-Etüde „Feux Follets“ (Irrlichter) und Rachmaninows Étude-Tableau op. 39 Nr. 1. Dann erst folgen Tschaikowsky, Bach und Haydn. Wie das Publikum jubelte auch die Moskauer Presse über diesen Jüngling, der ohne Lampenfieber den Stier bei den Hörnern packte. In den „Feux Follets“ spürte sie eine „unnachahmliche, vor Freude überquellende Begeisterung“, und die Interpretation der Haydn-Sonate betrachtete sie wegen der „überaus originellen Akzentuierung“ sogar als Geschenk Gottes. Auch nach der zweiten Runde, bei der Katsaris sich an Jaan Rääts und Pierre Boulez heranwagte, nannte ihn die Nachrichtenagentur TASS einen Publikumsliebling. […] den hochbegabten Senkrechtstarter […]. […] die Live-Aufnahmen vom Moskauer Tschaikowsky-Wettbewerb 1970, die das Staunen des damaligen Publikums über die exorbitanten Fähigkeiten des jungen Pianisten nachvollziehen lassen […].
Neue Musikzeitung (Germany)
Pour un pianiste alors âgé de 19 ans, venant de terminer ses études et n’ayant « qu’une expérience très limitée du public », comme il le raconte lui-même dans le livret (c’était sa première participation à un concours international), son interprétation est étonnamment maîtrisée, d’autant plus dans un contexte de compétition très rude. […]. Malgré la diversité stylistique imposée, Katsaris semble exceller dans toutes les pièces qu’il a jouées. Ainsi, on appréciera le dynamisme et la dramaticité dans les Etudes de Chopin et de Rachmaninov, la virtuosité dans celle de Liszt, le lyrisme dans Octobre de Tchaïkovski, la légèreté dans Haydn et la gravité dans Bach […]. Pour les notes répétées de la Toccata de Jaan Rääts, compositeur estonien connu surtout pour ses musiques de film dans les années 1960 et 70, Katsaris déploie une considérable énergie, comme s’il jouait sur une percussion. Une prestation vivement appréciée par l’auditoire si l’on en juge par les applaudissements et acclamations de celui-ci.
www.resmusica.com (France)
Cette archive permet d’apprécier, outre des moyens impressionnants, une intelligence musicale à toute épreuve, un abattage impressionnant dans les pages les plus virtuoses ainsi qu’une indéniable générosité. Les admirateurs de Katsaris ne laisseront donc pas passer cet album souvenirs.
www.concertonet.com (France)




