Greek-born but Paris-trained Cyprien Katsaris may well be the most dazzling and innovative of all living virtuosos. Having recorded for many labels (his way with the finale of Chopin’s Second Sonata is among the most wickedly provocative performances on record), he has since formed his label “Piano 21”, allowing him the freedom to pursue and explore a vast range of repertoire, much of it uncongenial to more commercially minded companies. And here, pride of place must go to four out of eight CDs devoted to Liszt. In the B minor Sonata, taken from a live 1973 recital, Katsaris is musically intrepid as he is technically blinding. Headstrong he may be but his performance blazes with passion and an elemental virtuosity that lesser pianists can only envy. He is as incense-laden as the most ardent Catholic could with in the “Benediction” and in all four Mephisto Waltzes (he resists Leslie Howard’s admirable completion to No 4), he shows a total empathy with Liszt’s satanic frolics. There are lavish embellishments in five of the Hungarian Rhapsodies that would surely have won Liszt’s plaudits and time and again Katsaris takes you out of a comfort zone to set your mind and senses reeling. His performance of the Second Concerto is the most spine-tingling on record and yet, even more remarkably, Katsaris is no less attuned to the dark-hued austerity of works such as Unstern!, Nuages gris and the hair-rising devilry at the heart of the Trauervorspiel und Trauermarsch (was Liszt, as once Blake considered Milton, of the devil’s party without knowing it, the reverse side of the religious coin?). Again, you are left in awe at the overflowing cornucopia of Katsaris’s gifts when you hear him in the Beethoven-Liszt symphony transcriptions (on independent label Piano Classics). For in music where Beethoven’s originals are unclouded by excess or extravagance, the playing is enough to have made even Horowitz wonder at such engulfing but taut and disciplined brilliance.
Liszt apart, there are further marvels in Katsaris’s Mozart, Schubert and, most entertainingly, in his DVD tour of Latin America, Live in Shanghai in 2007. Whether in Peru, Paraguay, Brazil, Cuba, Argentina or Mexico, he tells us, as in the subtitle of his concert, that “music knows no frontiers”. True, some of the music is of the Christmas-cracker variety, but when you turn to Villa-Lobos’s Alma Brasileira and most of all a Piazzolla selection, you are hearing music of genuine wit and sophistication. Katsaris’s romp through Ernesto Nazareth’s Odeon and verbal commentary and asides make you realise that he is, among so much else, a born cabaret artist. Amazingly, he has an innate understanding of music where there is no division between “serious” and “popular” idioms; a heady combination of café, folk, gaucho and Afro-American rhythm and melody.
In Viennese classics, Katsaris has less opportunity to flex a gypsy abandon that recalls his one-time mentor Georges Cziffra, yet he is never less than personal and engaging. I would not class his Mozart with, say, Kempff, Curzon or Perahia, who achieve a different subtlety, refinement and tonal chiaroscuro. Yet it is hard to resist his effervescence in the K382 Rondo or in his sampling of six cadenzas for K175 (four by Mozart, two by Katsaris). In Schubert’s Ländler, Katsaris is all charm and affection, and if he is more salonish than devotional in the B flat Sonata, he excels in three Schubert-Liszt transcriptions, where he confirms Liszt’s belief that Schubert was “the most poetic of all composers”.
All in all, these records, in all their infinite variety, are a testament to an endless range and brio. Cyprien Katsaris’s is a unique voice, serious, provocative, mischievous and compelling, a vivid and extraordinary example of recreative genius.
Gramophone (United Kingdom), March 2012
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Brahms, Sonate pour deux pianos en fa mineur, op. 34 b
Schumann, Quintette avec piano en mi bémol majeur, op. 44 transcrit pour quatre mains par Clara Schumann
Cet enregistrement réunit deux œuvres majeures de l’histoire de la musique de chambre romantique. Ici regroupés, Robert Schumann, le compositeur, Clara, transcripteur et infatigable interprète, Johannes Brahms, l’ami intime du couple, revivent dans les arrangements pour piano des chefs d’œuvres absolus que sont le Quintette, op. 44 de Schumann et celui op. 34 de Brahms. Si la Sonate en fa mineur, version pour deux pianos du Quintette pour piano et cordes de Brahms nous est connue, on découvrira celle pour piano à quatre mains du Quintette de Robert Schumann. Réalisé par Clara Schumann juste après la mort du compositeur, cet arrangement témoigne de l’importance que revêtait au XIXème siècle la pratique du piano à quatre mains comme vecteur musical.
P21 037-N
Avec ce deuxième volume de la série « Piano Rarities », Cyprien Katsaris rend justice à une frange de l’École française bien peu fréquentée au disque et au concert. Si Debussy, Ravel, le Groupe des Six puis Messiaen et Boulez symbolisent le renouveau de l’esthétique musicale et particulièrement celui de l’écriture pianistique, d’autres compositeurs tels que Déodat de Séverac, Albert Lavignac, Noël et Jean Gallon, Simone Plé, ont livré des œuvres subtiles et expressives illustrant à merveille cette manière française faite de séduction et d’émotion contenue. On découvrira en outre dans cet enregistrement l’humour sarcastique de Jean Wiener, la finesse d’écriture extrême de Jean-Michel Damase, le charme des œuvres de Jean-Jacques Laubry et René Berthelot. Avec les pièces contemporaines de Stéphane Blet, Yves Claoué, Michel Sogny ou du jeune compositeur Jacob Tardien, Cyprien Katsaris montre l’extrême diversité du langage actuel. Cependant, c’est avec les cinq Études de Jean-Amédée Lefroid de Méreaux, enregistrées ici en première mondiale que cet album flattera la curiosité des mélomanes et des pianistes. L’improvisation sur des thèmes de compositeurs français de musiques de film que réalise Cyprien Katsaris lors d’un concert au Japon apporte un point d’incandescence à ce passionnant hommage à la musique française.
L’extraordinaire talent du pianiste Cyprien Katsaris, tôt salué par des maîtres aussi avérés qu’Olivier Messiaen (« technique d’acier, fougue, force et autorité, brillance ») ou György Cziffra, illumine trois disques récents, aussi remarquables par la variété du programme que par la qualité transcendante de l’interprétation. Délicatesse mozartienne, virtuosité lisztienne et douceur schubertienne sont des données qui relèvent ici de l’incongru, tant l’artiste sait modeler le métal musical en usant simultanément de ces trois caractères pour la totalité de son immense répertoire. Tout au long de sa carrière, cet étonnant virtuose se sera ainsi attaché à chercher, au sein de ses œuvres de prédilection, les couleurs harmoniques, raretés mélodiques et superpositions contrapuntiques les plus inattendues, sans jamais mettre en péril l’unité formelle et la cohérence structurelle voulues par les compositeurs. Dût-il parfois, pour cela, dérouter une partie de ses auditeurs, sans doute afin de plus sûrement les séduire. En cela, il reste le glorieux héritier de Franz Liszt, grand pianiste et grand compositeur, mais aussi incomparable improvisateur chez qui l’invention ne brutalisait jamais la forme. En ce temps de grave crise du disque classique, par ailleurs, il est réconfortant de vérifier que le label « Piano 21 », créé par Katsaris, le 1er janvier 2001 (dix ans déjà !) offre un panel si complet et si divers du répertoire créé au cours des deux derniers siècles pour le roi des instruments.
www.leducation-musicale.com (France), novembre 2011
P21 043-N
Frédéric Chopin est un compositeur que Cyprien Katsaris a beaucoup fréquenté tout au long de sa carrière. On se souvient de ses enregistrements de l’intégrale des Sonates, Ballades, Préludes, Valses, Scherzos et Polonaises. Il a également donné un mémorable récital au Carnegie Hall en hommage à Chopin, le 17 octobre 1999 – jour du 150ème anniversaire de sa disparition. Nombreux sont ses concerts où apparaissent des œuvres du compositeur franco-polonais. Cette nouvelle parution est le reflet de l’attachement que porte Cyprien Katsaris à l’immense pianiste et compositeur. Le programme proposé, issu de différents récitals, se compose d’une série de pièces universellement aimées que le pianiste émaille de pages à découvrir et de quelques transcriptions rares.



