P21 044-N
Brahms, Sonate pour deux pianos en fa mineur, op. 34 b
Schumann, Quintette avec piano en mi bémol majeur, op. 44 transcrit pour quatre mains par Clara Schumann
Cet enregistrement réunit deux œuvres majeures de l’histoire de la musique de chambre romantique. Ici regroupés, Robert Schumann, le compositeur, Clara, transcripteur et infatigable interprète, Johannes Brahms, l’ami intime du couple, revivent dans les arrangements pour piano des chefs d’œuvres absolus que sont le Quintette, op. 44 de Schumann et celui op. 34 de Brahms. Si la Sonate en fa mineur, version pour deux pianos du Quintette pour piano et cordes de Brahms nous est connue, on découvrira celle pour piano à quatre mains du Quintette de Robert Schumann. Réalisé par Clara Schumann juste après la mort du compositeur, cet arrangement témoigne de l’importance que revêtait au XIXème siècle la pratique du piano à quatre mains comme vecteur musical.
Johannes Brahms (1833-1897)
Sonata for Two Pianos in F minor, op. 34 b
1 I Allegro non troppo
2 II Andante, un poco adagio
3 III Scherzo. Allegro - Trio
4 IV Finale. Poco sostenuto - Allegro non troppo - Presto, non troppo
Robert Schumann (1810-1856)
Piano Quintet in E flat major, op. 44 arranged for piano four hands by Clara Schumann
5 I Allegro brillante
6 II Un poco largamente, in modo d’una marcia
7 III Scherzo. Molto vivace
8 IV Finale. Allegro non troppo
CRITIQUES
Plus rare au disque, l’œuvre de(s) Schumann trouve ici une lecture virtuose et poétique. […]. On apprécie en particulier la ferveur dépouillée que Cyprien Katsaris et Hélène Mercier soutiennent tout au long de la marche funèbre, ou la pyrotechnie du scherzo […]. On retrouve ces qualités dans la sonate de Brahms.
Diapason (France)
[Concernant la Sonate pour deux pianos en fa mineur, op. 34 b de Brahms :] Donner de l’épaisseur sans être flou, assurer la transparence de la polyphonie si complexe sans que la fougue de l’interprétation ne brutalise les claviers : ce sont les défis que relève le duo formé par Hélène Mercier et Cyprien Katsaris.
[Concernant le quintette avec piano en mi bémol majeur, op. 44 transcrit pour quatre mains par Clara Schumann :] Les interprètes assurent un équilibre naturel de la répartition des voix. Le mouvement lent, diablement difficile à faire respirer, est particulièrement tenu et réussi. […]. Un récital magnifique.
Classica (France)
Programme pour le moins original et passionnant que ce disque. On sait la proximité du jeune Brahms avec son illustre aîné et tout autant l’affection amoureuse de Clara Schumann à l’égard de Johannes. C’est grâce à elle que le Quintette à cordes devient en 1863 la Sonate pour deux pianos puis, le célébrissime Quintette pour piano et cordes. Les deux magnifiques Steinway de Hambourg que l’on entend possèdent la pâte sonore ample, les timbres charnus et, pour tout dire, le caractère orchestral que l’on espère. C’est d’ailleurs un paradoxe d’imaginer une expression aussi symphonique tant les voix fusionnent aussi bien intimement. Clara Schumann arrangea pour piano à quatre mains le Quintette op. 44 de son mari. Il s’agit bien davantage que d’un exercice, mais d’une restitution sans faille avec l’œuvre originelle. Trop, peut-être. Il faut par conséquent le talent individuel de chaque interprète pour que la répartition des mains ne se fasse trop nettement sentir et que le mouvement lent, diablement difficile à « respirer » passionne comme ici, de bout en bout. Un récital magnifique.
Pianiste (France)
Cette parution de début d’année est sortie chez Piano21, label créé par le pianiste et compositeur franco-chypriote Cyprien Katsaris. L’enregistrement consacre une œuvre de Brahms et une seconde de Schumann dans des versions pour quatre mains interprétées par Cyprien Katsaris et Hélène Mercier. Cette dernière pianiste Montréalaise internationalement connue, lauréate du Concours international de Musique de Chambre de Prague, elle a fait ses classes avec le professeur Dieter Weber à l’académie de Vienne, elle vit désormais en France et a été faite Chevalier des Arts et des Lettres. Le second interprète de ce duo est son ami Cyprien Katsaris, pianiste atypique et fougueux, sa maîtrise d’un répertoire vaste et parfois atypique (notamment de ses propres compositions) lui a permis de se placer dans le classement des cent pianistes du XX° siècle de nos confrères de Diapason. Ils présentent dans ce nouvel enregistrement la sonate pour deux pianos en Fa mineur op. 34 b de Johannes Brahms (1833-1897) ainsi que la transcription pour quatre mains par Clara Schumann du Quintette avec piano en mi bémol Majeur op. 44 de Robert Schumann (1810-1856).
On trouve dans l’interprétation ci-présente de l’œuvre de Brahms une force narrative indéniable, un rythme haletant, des respirations claires avec des phrasés qui se répondent ; on sent une réelle complicité des « deux paires de mains » (si j’ose cette expression). Elles se répondent, jouent à travers la foultitude des notes traversées avec la valse du tourment interne qu’est celui exprimé avec fougue mais tenue par le compositeur romantique. Les scènes sont traversées avec justesse, sans jamais aller dans le « trop » appuyé qu’on peut souvent craindre dans les quatre mains s’en tenant à un fil rouge, celui de la mélodie comme axiome de la narration ; maîtrisant et jouant avec l’intensité et la rythmique adéquat sans jamais s’y laisser prendre d’un tourbillon a-(l)larmant. Une version originale, très personnelle, qu’on peut apprécier ou non, quoi qu’il en soit, il se passe réellement quelque chose, on y remarquera quoi qu’on en pense la technique impeccable et l’agilité complice des deux musiciens avec une véritable intention, une « patte » à ce répertoire trop souvent caricaturé par les attentes des oreilles modernes réclamant d’un Johannes Brahms qu’il tende à un « scriabinisme » certain. L’écueil est évité, le résultat abouti, bravo !
www.francenetinfos.com (France)
[Concernant la Sonate pour deux pianos en fa mineur, op. 34 b de Brahms :] on l’entend jouer avec maestria par Hélène Mercier et Cyprien Katsaris.
[Concernant le Quintette avec piano en mi bémol majeur, op. 44 de Robert Schumann transcrit pour quatre mains par Clara Schumann :] La Québécoise et le plus célèbre de nos pianistes marseillais actuels allient leur talent dans une alchimie virtuose et musicale.
La Marseillaise (France)



